Trop souvent perdu dans la contemplation de ses yeux, j'en finis par oublier l'immoralité qui m'habite. Sa robe qui s'agite dans le vent, qu'est ce que j'y peux, moi? A trop regarder les etoiles, j'ai perdu le nord, sans pour autant oublier mon essentiel. Elle peut jouer avec mes sens, tout en conservant les siens, juste avec son regard, son souffle, sa chute de reins. Toujours cette impression de naviguer dans la brume, dès qu'elle me tient. Sa simple présence suffit à me rendre inconscient, à n'éprouver que du plaisir, et je ne controle plus que le rythme de nos corps. Et encore...Cette malice qui persiste dans ses yeux ne me laisse pas le choix, et je me laisse aller, dans la sueur et la passion, jusqu'à l'extase, l'équilibre instable que l'on n'atteint qu'au plus profond de l'autre, celui que l'on ne peut garder pour délit d'excès de plaisir. C'est cette éphémérité qui me fait vivre, qui nous fait vivre, celle que l'on se doit de conserver la saveur, sans pour autant la rechercher encore et encore, et quand les couples se ramassent à la pelle, je garde en mémoire ces instants fugaces avec celle que j'aime, et j'existe. Perdu dans les étoiles.