Pourtant, ca m'avais fait plaisir.

Pourtant, ca m'avais fait plaisir.
"Et quand tu vois ses cheveux vagabonder, glisser sur l'éternel murmure du vent, quand tu vois son regard se perdre, transperçant les nuages dénués d'éclat, quand tu t'imagines sa voix aux intonations sucrées, celle ci même que tu n'as jamais espéré entendre te chuchoter un souffle de vie au creux de l'oreille, quand tu la penses, elle, quand tu te dessines son sourire, quand tu te dresses son portrait sur les murs de ton imagination sans fin, quand tu ne ressens plus qu'un profond malaise à la simple idée d'y croire, quand tu te permets d'espérer l'inéspérable, quand tu donnes un visage à ce que tu nommes ton bonheur, dis moi, en quoi crois tu ?
-Je ne crois pas pas. Je ne fait que voir, voir tout autour de moi cet élan de Beauté qui habite le monde et aspire à son existence. Je n'ai qu'à tourner la tête pour ne plus imaginer la Beauté, mais la contempler, l'admirer. La notion de Beauté n'est pas différente à chacun, elle est un tout dans lequel chacun se noie, et où tout le monde se retrouve de part et d'autre, voyant un semblant d'idéal dans une réalité abstraite, et ne se suffisant pas de ce qui les entourent pour épanouir leur passion. Beaucoup se contentent de regarder, peu observent, et une infimité voit. Certains disent que le propre de l'homme est de penser, mais penser de ce que l'on regarde demeure la plus grande erreur qui soit donnée à l'homme de faire. La Beauté ne se cherche pas, elle se donne à nous dans sa plus grande simplicité, dans sa plus grande pureté, et c'est la raison pour laquelle la plupart des êtres ne la voit pas. Il n'y a pas plus superficiel qu'une personne qui regarde. Elle voit le monde, mais avec ses yeux, et non avec son esprit, et ne voyant que la superficialité de celui-ci, elle croit se faire voir des autres, mais elle ne se fait que regarder des autres. On peut aimer à l'infini quand on voit les autres. Mais s'attendre à être aimé tel que l'on aime, c'est croire. Et je ne crois plus.
-En quoi as tu donc cru pour être à ce point désillusionné? Qu'est ce qui a donc pu ébranler ton esprit et l'entraver de la croyance que l'on peut porter aux choses?
-J'ai cru en Elle. J'ai cru en Elles. Car c'est un ensemble qu'Elle représentait à mes yeux. J'ai bêtement cru que la Beauté, c'était Elle. Et j'ai donné. J'ai donné sans recevoir. J'ai donné plus que ce qu'elle aurait du supporter. J'ai donné plus que ce qu'elle aura jamais. Je lui ai donné mon amour. Celui que l'on ne peut reprendre. Celui qui fait que je l'aime toujours, plus que jamais, celui auquel elle ne peut répondre car elle ne voit pas la valeur de ce que je lui ai donné. Elle l'a regardé, et elle le regarde encore. Elle croit me rendre mon dû, me rendre l'amour que je lui ai porté, et c'est là l'erreur. Elle croit comme j'ai cru, elle se meurt dans ses pensées, dans son regard, ce regard qui est devenu son meurtrier, aussi beau soit-il. Car un assassin se doit d'être beau, il n'a que ça pour lui.

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 20:41

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Les plaies ne se referment jamais. Le mal qu'on nous fait, le mal qu'on se fait. Il reste ancré en nous, sous la forme d'un souvenir qu'on aime à se rappeler, malgré la blessure qu'il a laissé dans notre corps et dans notre esprit. Les blessures de l'âme ne se soignent pas, je l'ai appris à mes dépends, et encore aujourd'hui je subis les conséquences de mon jeu qui semblait ne pas en avoir à l'époque. A l'égal de la beauté qui m'a lacéré de ses mots, de ses traits, la douleur qui me prend au coeur me donne cette impression d'être insurmontable. Elle s'accroche à moi comme une maladie, un virus qui me ronge de l'intérieur. Elle n'a pas trahi ma confiance, et pourtant, ca me ferait du bien de penser que nous avons tous les deux une part de responsabilité dans le malaise qui m'envahit. Mais ca sonne faux quand je me le dit, et je me retrouve alors seul face au chatiment. Je n'arrive pas à la haïr, et ca me fait mal.

# Posté le samedi 28 juillet 2007 11:54

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 10:37

The better end

Marre d'écrire, de faire ressentir des semblants de moi par le biais d'un ordinateur. Il m'en aura fallu du temps, pour me rendre compte que c'était de contacts humains dont j'avais besoin. J'ai cru durant trop longtemps qu'il était possible de s'épanouir à l'aide de mes mots que d'autres lisaient, mais ou est l'interet de lui dire qu'elle me manque, et que je l'aime, sachant pertinemment qu'elle le sait? J'ai joué de cette habileté à fuir à travers les mots, et c'a m'a couté beaucoup trop pour que je continue. A force de m'amuser, j'en ai oublié de vivre, et voila qu'il me plait de gouter aux joies que l'on m'appporte. Besoin de parler a ce jeune homme délaissé, besoin de sentir leur présence à mes cotés, besoin d'Elle, ma douce et tangible réalité. Et enfin, besoin de crier ce que j'écris, et non plus de le délaisser sur une page, où les sentiments ne se comblent pas. Les gens savent écrire, certains mieux que moi, d'autres différemment. Je ne pense pas que mon absence vous touchera au plus au point. Ainsi, je tourne la page...

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 12:24

Once i drank a fish alive...

Once i drank a fish alive...
Elle était si belle, quand elle me parlait de rien, de tout, de choses et d'autres, de lui, surtout d'Elle. Succomber au délice de ses lèvres me susurrant des mots plus ensorcelants les uns que les autres. N'y voir qu'un déversoir d'idées folles, celles qui prennent au coeur, qui donnent l'impression du gouffre dans lequel on se noie, le déjà-vu tant redouté. Le réveil, soudain, après cet étrange songe sudorifique. La complainte de sa voix, qui me sortait de ma transe, imbu de préjugés quand à ma facon de croire, de voir. Elle me faisait oublier mes problèmes, sans se douter qu'elle était devenu mon plus important, une raison d'être, à moi, n'ayant jamais vécu que pour moi même. Elle avait réussi ce qu'aucun autre ne pourrait jamais faire. Me trouver un but, une raison d'avancer. Et, à l'apogée de mon art, elle a disparue. Elle est partie, sans un mot, emplie d'une grâce mortuaire, m'enterrant dans mon malheur. Mon coeur était alors devenu un incroyable orchestre, enchainant les requiem, pour faire revenir ce qui n'était alors plus qu'une pensée. Le cortège funèbre de mon être ne cessera jamais de jouer cette triste mélopée, dans l'attente d'une Princesse qui l'espace d'un instant envahie mon âme de son image rassurante...

# Posté le vendredi 13 juillet 2007 08:22

Fly with god of wind..

Fly with god of wind..
La lumière de l'aurore me révèle mes plus beaux désirs. Les étoiles soulignent les traits de son visage qui s'étend vers les cieux. La fumée de la cigarette s'envole en même temps que le peu d'espoir qu'il me restait de sentir ses levres contre les miennes. Cette douce chaleur qu'elle pourrait m'offrir, celle qui pourrait emplir mon corps , elle ne me la reserve pas. Son indifférence me brise et pourtant, quand elle voit mon regard vide qui se perd dans la brume de l'aube, elle ne se doute de rien. Son innocence m'exaspere, mais sans elle, son sourire ne vaudrait rien. Cette envie de l'embrasser au coin des levres, fugacement, ses cheveux caressant ma main. Une douce utopie qui disparait dans l'instant d'un crépuscule ardent.

# Posté le samedi 30 juin 2007 12:07

Modifié le dimanche 01 juillet 2007 13:08