La beauté entraîne toujours une part de tristesse. Donc plus la beauté est grande, plus la tristesse est forte. J'ai l'impression d'avoir un trou dans mon coeur. Tant et si peu de raisons à la fois. Ne croyez pas aux contes de fées. Ils n'existent pas. Une vaste illusion qui se défait peu à peu, qui s'évapore sous mes yeux. Et un peu sous ceux des autres. Mais seul mon coeur est touché. Marqué au fer rouge par cette courte histoire. Et il le restera. Quand on ne peut plus s'accrocher qu'à des souvenirs. Tu seras là. Je m'enferme dans mes rêves, où j'imagine une alternative. Mais je sais qu'il n'y en a pas. Qu'il n'y en a jamais eu, sans doute. Et pourtant. Je ne peut cesser d'éspérer. Dans l'attente d'un signe. N'importe lequel. J'ai foiré. Tant pis. Réfugions nous dans les mots, tant qu'ils me comprennent. Souris, chante, danse, va cours, vie. Je te regarde. Et je m'en contenterais désormais. Mais je ne peux me résoudre à oublier. Tu restes une force, une hargne. Me surpasser, donner tout ce que j'ai, pour toi, je peux le faire. Et je sais que tu ne le sauras jamais, que du plus futile au plus énorme effort que je puisse fournir aucune récompense ne m'attendras au bout, aucune reconnaissance. Mais je m'en fout. Je n'ai aucune idée du sentiment qui m'envahit, peut-être est-ce de la tristesse, de la colère, de la jalousie, de la peur aussi sans doute, mais je sais que tant qu'il te sera lié, il m'aidera à atteindre mes objectifs. Quand je te revoit fugacement, durant une minute dans un coin de ma tête, mon coeur me serre. J'ai envie de tout lâcher, de tomber à genoux, de frapper le sol, et en même temps de te serrer dans mes bras, de t'embrasser, de t'étreindre et ainsi ne plus avoir à accorder d'importance à ce qu'il se passe autour. Et c'est quand j'y repense que je me donne la gerbe. Une phrase murmurée dans le creux de ton oreille. T'en rappelles-tu? Moi oui. Et je l'ai tout de suite regrettée. Et je la regrette encore, mais on ne se batit pas sur des regrets. Alors j'essaie d'oublier, mais je ne peut dissocier les bons souvenirs des mauvais. Ainsi je peux éspérer que tu resteras dans ma mémoire, jusqu'au jour où, peut-être, l'occasion me sera donner de te parler en tête à tete, ne serait-ce qu'avec un regard, du moment que nous soyons seuls. Non, décidément, ne croyais pas aux contes de fées. Ce ne sont que des simulacres chercher à étouffer une dure réalité. Vous êtes vous déjà poser la question de savoir pourquoi dans ces contes ce sont toujours les filles qui attendent le Prince charmant, et non le contraire? Si vous trouvez une réponse, faites m'en part, s'il vous plaît, et réchauffer un peu une âme refroidie par la déception...